Un Grand Merci au New Yorker !

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Les blogs sont déchaînés ce matin ! La couverture du New Yorker de la semaine prochaine est en train de provoquer une belle controverse. Jugez plutôt :


Cette caricature, intitulée "The politics of fear" a pour objet de ridiculiser les anti-Obama qui tentent de le faire passer pour un islamiste radical, partisan de Ben Laden et dangereux pour son pays, sous l'emprise de sa femme Michelle encore plus terroriste que lui !
Ce dessin était donc destiné à faire rire les lecteurs et à leur montrer à quel point les adversaires d'Obama qui utilisent ce genre d'arguments sont grotesques.
Malheureusement pour Obama, cette couverture est accompagnée d'un très long article à l'intérieur du magazine qui retrace le parcours de Obama lors de sa première campagne électorale à Chicago, et qui montre que l'homme est loin d'être ce qu'il affirme, c'est à dire un homme politique d'un genre nouveau.
On y découvre un politicien tout à fait comme les autres, dévoré par l'ambition et prêt à tout pour arriver au sommet. Les méthodes qu'il utilise sont les bonnes vieilles méthodes de tout politicien : aucune trace de la hauteur d'esprit ou de la pureté à laquelle il avait voulu nous faire croire (voir rubrique "A lire absolument : comment BO fait de la politique").

En quelques heures déjà, la couverture a provoqué une foule de réactions. Si Barack Obama lui-même a refusé de s'exprimer publiquement sur ce sujet pour l'instant, son équipe de campagne a condamné le dessin, suivie peu de temps après par celle de John McCain.
Il semble en effet que beaucoup d'Obamaniaques craignent que l'Américain moyen ne prenne la caricature au pied de la lettre, c'est à dire ne comprenne pas qu'il s'agit d'un dessin humoristique, et donc qu'il pense qu'il s'agit là de la confirmation de ce qu'il craignait : Obama et sa femme sont bien des terroristes islamistes qui n'ont qu'une idée en tête : détruire l'Amérique. On voit en effet le couple dans le Bureau Ovale, un portrait de Ben Laden accroché au mur, et en dessous, un drapeau américain brûlant dans la cheminée.

Nous adressons donc aujourd'hui toutes nos félicitations au magazine le New Yorker : même si ce n'était pas son intention, il a réussi à provoquer un bel émoi, et il a osé sans le vouloir faire ce que personne n'osait jusqu'à présent : s'attaquer à l'icône intouchable...

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