En route pour 2012 ?

Publié le

Alors que la nouvelle selon laquelle Hillary Clinton vient de "libérer" ses délégués tombe à l'instant, nouvelle hélas qui était attendue après son discours pseudo-rassembleur d'hier, une mise au point s'impose sur ce que la presse française appelle et décrit depuis ce matin comme un ralliement enthousiaste et sans ambiguité.

Une fois de plus les journalistes français font la preuve ici de leur méconnaissance totale de la campagne électorale américaine, et continuent la couverture biaisée qu'ils nous ont offerte depuis le début de ces primaires.

En effet, ils feraient bien de lire d'un peu plus près ce qu'en disent leurs confrères américains, qui, curieusement, depuis quelques jours, sont devenus beaucoup moins "Obamaniaques". Toute la presse américaine s'accorde aujourd'hui pour dire que Hillary Clinton hier soir s'est effectivement ralliée à Barack Obama, mais qu'elle l'a fait en omettant volontairement de souligner qu'il possédait les compétences nécessaires pour être Commandant en chef.

Il est vrai que même si elle a prononcé son nom une bonne quinzaine de fois et qu'elle a affirmé qu'il était "son candidat", on attend encore de savoir quelles sont, selon elle,  les qualités qu'il possède qui feraient de lui un bon président des Etats-Unis.

Car le discours de Hillary était avant tout centré sur le caractère historique de sa propre candidature, et c'est avant tout de son propre parcours qu'elle a parlé, ce qui, avouons-le, est bien normal puisqu'elle a remporté le plus de voix populaires que tous les autres candidats (Républicains ou Démocrates) cette année. On a eu l'impression en l'écoutant qu'elle donnait rendez-vous à ses supporters très prochainement, dans quatre ans sans aucun doute !

Elle a donc eu tout à fait raison de se rendre à elle-même un hommage vibrant, dans la mesure où ce n'est pas son parti qui l'a fait, ni ne semble décidé à le faire.

Mais en attendant, on cherche vainement une trace dans son discours sur la capacité qu'aura Barack Obama à répondre au téléphone à la Maison Blanche à trois heures du matin.
On se rappelle bien entendu, qu'aux dernières nouvelles, selon elle, il n'était pas prêt.

Hier soir, pas une fois elle n'a laissé entendre que la situation avait changé sur ce plan-là, ce qui sous-entend que pour elle, Obama n'est toujours pas compétent pour faire face à une crise qui surgirait au beau milieu de la nuit.

Par contre, il est clair qu'après l'avoir vue, entendue et écoutée, ELLE, est parfaitement préparée à faire face à une telle situation
!

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article