Unis, nous vaincrons ; divisés, nous perdrons...

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Ironique parallèle de l'Histoire, l'Université d'été du Parti Socialiste s'achève aujourd'hui à la Rochelle, quelques jours après seulement la fin de la Convention Démocrate de Denver.

Il y a des similitudes étonnantes entre les deux partis de gauche français et américain, mais la plus criante est évidemment l'état de division dans lequel ils se trouvent tous les deux actuellement, qui les a conduits déjà par le passé à perdre des élections, et qui va inévitablement les mener vers d'autres débacles électorales dans le futur.

En France, les Socialistes se déchirent pour l'instant pour savoir qui va devenir à l'automne prochain le nouveau leader du Parti Socialiste : la course s'annonce serrée entre Ségolène Royal, candidate à la présidentielle de 2007 contre Nicolas Sarkozy, Bertranc Delanoë, maire de Paris, et Martine Aubry la maire de Lille.

Il aurait pourtant été normal que Ségolène Royal devienne la nouvelle patronne du P.S, dans la mesure où ce sont les militants socialistes qui l'avaient choisie lors de la primaire présidentielle organisée en 2006. Mais apparemment, le P.S ne l'a jamais totalement acceptée, et s'est dépêché de trouver d'autres candidats à lui opposer, pourtant moins connus, moins crédibles et surtout bien moins charismatiques.
Ségolène est une femme brillante, et sa popularité est énorme dans le pays.
Elle aurait été une présidente extraordinaire dans un pays qui, comme les Etats-Unis, n'a jamais eu de femme présidente et a eu une seule femme Premier Ministre (Edith Cresson, Premier Ministre de François Mitterrand de 1991 à 1992). Mais son parti a été tout simplement furieux quand les électeurs socialistes l'ont désignée candidate à la présidentielle de 2007 car elle s'est toujours tenue en dehors du parti.

Ils ont alors fait de leur mieux pour la discréditer du début à la fin de la campagne électorale, au lieu de l'aider, ce qui a entraîné son inévitable défaite face à Nicolas Sarkozy. Il était clair qu'ils auraient  préféré  Dominique Strauss-Kahn ou Laurent Fabius (les deux autres candidats socialistes). Alors ils se sont vengés en faisant de leur mieux pour la faire perdre...

Cela ne vous rappelle-t-il pas une autre histoire ?
Un parti qui n'accepte pas qu'une femme soit candidate à la présidence ?
Un parti qui fait tout son possible pour empêcher cette femme de gagner ?
Un parti qui essaie d'imposer un autre candidat, même si ce candidat n'a aucune chance de gagner ?
 
Cela semble si absurde...
Et pourtant, c'est comme ça que ça s'est passé...
Cela est arrivé dans deux pays qu'on appelle démocraties. Peut-être les deux plus grandes démocraties du monde : dans l'une, il y eut une Révolution en 1776 qui a conduit à la création du pays. Das l'autre il y eut une Révolution en 1789 qui a aboli les privilèges et qui a donné naissance à la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.

Et cependant, ces deux démocraties ont fait de leur mieux pour briser les espoirs nés de deux carrières exceptionnelles : celle de Ségolène Royal et celle de Hillary Clinton.and Hillary Clinton.

Leur parti a fait de leur mieux pour les détruire, pour les éliminer de la vie politique. Et cela a généré des tensions terribles, des divisions extrêmes entre les membres de ces deux partis dans ces deux pays.
Les Démocrates n'ont jamais été aussi divisés... Les Socialistes français sont si divisés que tout le monde en France se demande maintenant s'ils seront capables de regagner des élections un jour et si le parti ne va pas se scinder...
L'une des devises des Etats-Unis est "Ensemble,  nous tenons debouts". Et comme on le sait "Divisés, nous tombons."
Cela pourrait être le slogan du Parti Démocrate aux Etats-Unis et du P.S en France.

La question qui se pose maintenant est de savoir pourquoi.
Pourquoi ont-ils préféré prendre le risque d'une défaite ?
Parce qu'ils ne voulaient pas d'une femme comme leader ?
Incroyable ; Mais, hélas, vrai...
On ne peut même pas les blamer. Les seuls sentiments que l'on peut éprouver à leur égard sont de la compassion et de la pitié.
Quel manque de maturité !

Et ils espéraient gagner des élections ?

 

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