La chance tourne...

Publié le par french puma

La chance est en train de tourner en faveur du sénateur McCain.

Même les supporters de Obama les plus acharnés ne peuvent le nier.
La magie a disparu.
Malheureusement, c'est peut-être un peu trop tard  pour Hillary (qui sait ?), mais heureusement ce n'est pas trop tard pour l'Amérique. Finalement, il semble que le pays ne tombera pas dans ses mains : tout le monde peut pousser un soupir de soulagement après tout. Tout est bien qui finit bien !

Car cela semble vraiment être la fin pour Obama.
L'été et la période des vacances touchant à leur fin, tout se passe un peu comme si les Américains se réveillaient après une longue période de torpeur, de confusion et d'illusion.
Quand arrive le mois de septembre, il est grand temps de se remettre au travail et d'arrêter de s'amuser et de rêver. Le contact avec la réalité est parfois difficile, mais nécessaire pour survivre.

Et c'est exactement ce qui est en train d'arriver aux Américains.
Ils ont compris qu'entre le candidat flou, vague, incertain, et inexpérimenté, et le personnage,  familier,  digne de confiance,  sur lequel on peut compter, plein d'expérience, il n'y a aucune hésitation à avoir. Une élection présidentielle est une affaire sérieuse : il  n'y a pas de place pour l'improvisation et la formation sur le tas.

Oui, et la chance est en train de tourner. On pourrait même dire qu'elle a déjà tourné en faveur des Républicains.
Au cours de ces derniers jours, trois événements importants confirment cette tendance :
- tout d'abord, le discours de John McCain a attiré une audience télé record;
Le candidat Républicain a battu Obama dans la bataille cruciale de l'audimat : il a attiré 38,9 millions de téléspectateurs, ce qui représente un record pour un discours prononcé à une convention. Le record précédent était détenu par Obama : c'était 38,4 millions de téléspectateurs pour son discours d'acceptation de Denver.
 
Rappelons à nos lecteurs que John McCain n'a pas besoin d'un temple grec : il n'a pas prononcé son discours à l'extérieux, dans un stade ; il ne s'est pas comporté en superstar, et pourtant, il est arrivé à battre Obama. C'est un signe qui n'augure rien de bon pour les Démocrates, et cela pourrait être un prélude à ce qui pourrait se passer en novembre prochain.
De plus, la Convention républicaine de Saint-Paul a aussi attiré plus de téléspectateurs en général que la Convention Démocrate à Denver la semaine précédente.

- Ensuite, la popularité de Sarah Palin excède maintenant celle de Obama : 58 % alors que Obama n'est qu'à 57 %, ce qui est remarquable pour une femme politique qui n'était pas du tout connue il y a seulement dix jours, par rapport à Obama qui fait campagne depuis plus d'un an !
- Troisièmement, John McCain a désormais pris l'avantage dans les sondages nationaux qui ont été réalisés après les deux conventions : aujourd'hui le sondage quotidien Gallup donne 49% pour McCain contre seulement 44 % à Obama, et d'autres instituts indiquent une évolution similaire ces dernières heures : les deux hommes étaient à égalité il y a seulement quelques jours. A l'heure actuelle, McCain engrange des points suite au succès de sa convention et au choix judicieux de Sarah Palin comme colistière.

Il s'agit de la plus grande avance que John McCain ait jamais possédée sur son rival.
Alors, qu'est-il arrivé au grand homme, que tout les grands médias avaient déjà déclaré vainqueur de cette élection il y a quelques mois ?
Qu'est-il arrivé au Messie ? au Sauveur du pays ?

Et bien, j'ai bien peur qu'en fait, rien de bien nouveau ne se soit passé.
Il est le même homme, la même escroquerie qu'il a toujours été, depuis le début.
C'est seulement la perception qu'en a le public qui a changé, la manière dont les gens le voient. Ils ont enfin fini par s'apercevoir qu'il n'était en réalité qu'un politicien ordinaire, intéressé par une seule chose : sa carrière personnelle, son auto-promotion...

Oui, vraiment, je pense que nous pouvons annoncer avec joie qu'une dangereuse maladie est sur le point d'être éradiquée !
Cette maladie a - ou plutôt, avait- pour nom :
l'Obamania !

Commenter cet article