Pourquoi Obama va perdre

Publié le par french puma

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Ce matin, une nouvelle série de sondages montre que l'écart s'est à nouveau réduit entre les deux candidats à la présidence.
La semaine dernière, en pleine crise financière, mais avant le débat, Obama possédait jusqu'à neuf points d'avance sur son rival, au point que les médias américains avaient une fois de plus enterré John McCain, et en avait profité pour se déchaîner contre sa colistière Sarah Palin,l'accusant d'être responsable de la chute du candidat Républicain.

Aujourd'hui, on efface tout, et on recommence...
La belle avance de Obama s'est envolée après le débat, les électeurs semblant avoir compris après l'avoir entendu qu'il n'avait rien à proposer pour lutter contre la débâcle de Wall Street.

"De la part de chaque contribuable, selon ses possibilités - A chaque professionnel de la banque et de la spéculation, selon ses besoins"
"C'est la nouvelle devise du Ministère des Finances."


Rien de nouveau : nous affirmons ici depuis trois mois maintenant que Obama n'est que du vide.
Et nous allons démontrer maintenant qu'il  n'a aucune chance de l'emporter, contrairement à ce que l'on entend souvent dans les médias français.

- Tout d'abord, les mathématiques sont contre lui :
comme nous l'avons rappelé hier, il souffre d'un déficit de près de dix millions de voix dans son propre camp, et cela rend impossible son élection. Aucun candidat ne peut se permettre de croire en ses chances s'il ne parvient pas à faire l'unanimité dans son propre camp. Pour Obama, il n'y a rien eu à faire avec une bonne partie des électeurs de Hillary. Or, voici le calcul, il est simple :
les électeurs en âge de voter sont environ 215 millions. Aux Etats-Unis, la participation n'est jamais très élevée. Ce n'est pas comme en France où l'on a 80 % des gens qui votent à la présidentielle. Même pour le scrutin suprême, la participation n'excède que rarement les 60 % (64 % en 2004, mais c'était exceptionnel). Donc 60 % de   215 millions d'électeurs, cela fait environ 120 millions. Et 10 millions de ces  120    millions qui se déplacent pour voter, cela représente environ 8 % !
Donc, le calcul est révélateur. En supposant même que Obama parvienne finalement à faire voter un quart de ces dix millions de Démocrates, cela ne sera pas suffisant.
Et si parmi ces dix millions, il y en a la moitié qui vont voter McCain pour faire barrage à Obama, l'affaire est entendue.
Pour l'instant, ces pro-Hillary sont encore nombreux à hésiter, car cela bien sûr leur fait mal au coeur de voter pour le camp adverse pour la première fois de leur vie. Mais le jour J, ils pourraient bien franchir cette barrière, car jamais ils ne pardonneront à Obama d'avoir volé l'élection, et d'avoir triché dans les caucus, ou même sur ses origines et sur bien d'autres choses encore...



- Obama dispose d'un électorat sûr peu étendu :
il peut compter certainement sur les Afro-Américains, les jeunes, et quelques bobos. Mais les jeunes sont traditionellement peu fiables en ce qui concerne la participation : le jour de l'élection, ils peuvent très bien décider de rester dans leur lit !


- le facteur racial
La semaine dernière, un sondage Associated Press-Yahoo a été publié, et a montré que le racisme pourrait coûter à Obama jusqu'à six points le jour du vote.
D'autres sondages récents effectués par l'institut Gallup montrent McCain battant Obama par 51 % des suffrages contre 42 % seulement parmi l'électorat blanc. Parmi eux, les hommes se prononcent à 56 % en faveur de McCain contre 37 % seulement pour Obama. Chez les femmes blanches, c'est 47 % contre 45 % pour McCain, mais l'écart a représenté jusqu'à 12 points récemment, et l'électorat de Hillary va là-encore être crucial.

- Le vote des "Indépendants" :
La raison principale qui explique pourquoi McCain fait jeu égal avec Obama dans les sondages est que les Indépendants continuent de le soutenir. Les Indépendants avaient voté Kerry à 49 % contre 48 % pour Bush en 2004 ; et en 2006, lors des élections législatives, les électeurs non affiliés à un parti avaient voté à une très large majorité pour les candidats Démocrates (57 % contre 39 % seulement pour les Républicains). Parmi ceux qui se reconnaissent comme "Indépendants", McCain mène à l'heure actuelle par 38 % contre 24 % à Obama. 

Cela n'est pas étonnant, car Obama a beaucoup parlé d'unifier le pays et de rassembler les deux camps, afin de mettre fin à la politique partisane de Washington. Or, rien dans son bilan législatif ne montre qu'il l'a concrètement fait, alors que McCain, oui. Au cours de ces derniers jours, c'est McCain qui a suspendu sa campagne pour tenter de trouver un compromis sur le projet Paulson, et qui a proposé à Obama de repousser le débat et de ne plus s'attaquer mutuellement dans des spots de campagne, mais Obama a lui choisi de continuer sa campagne de manière très égoïste.

- Obama n'est pas un bon candidat, il passe son temps à changer d'avis sur tout et à faire des erreurs de stratégie.
Si Obama n'arrive pas à prendre de l'avance dans les sondages, c'est qu'il est très doué pour se causer du tort à lui-même. Il s'est présenté dans cette course avec un avantage évident : cela devait être lui le candidat qui allait unifier le pays et mettre de côté la politique politicienne telle qu'elle est pratiquée depuis des années à Washington. Il voulait faire entrer les Etats-Unis dans une nouvelle ère politique. Et bien là encore, c'est raté, totalement raté.


Une récente étude réalisée par l'Université du Wisconsin, Etat qui est par ailleurs très pro-Obama, a démontré que depuis la Convention Républicaine, 77 % des spots de campagne de Obama étaient de la publicité négative, contre 56 % seulement de ceux de McCain.

Obama a même osé critiquer McCain parce qu'il ne serait pas capable d'envoyer un e-mail, semblant ignorer que les blessures de guerre de McCain l'empêchent de pouvoir taper sur un clavier !

Même le colistier de Obama, le sénateur Biden s'est déclaré "atterré" en découvrant le spot, et a affirmé que pour sa part, il ne l'aurait pas diffusé.

En plus, on dit et on répète que Obama a du mal à convaincre les électeurs âgés, qui ont voté pour Hillary en masse : mais pense-t-il que le meilleur moyen pour les faire le soutenir, c'est de se moquer d'eux en affirmant qu'ils sont vieux et pas modernes ?


Obama aime à répéter à son public "nous sommes le changement que nous attendons", et pourtant il ne fait rien pour pratiquer une nouvelle façon de faire de la politique. Il y a un écart immense entre ses mots et ses actes, et il n'est même pas capable de respecter ses propres engagement Cela prouve une fois de plus, qu'il n'est rien d'autre que des mots, des mots toujours des mots... Du vide, toujours et encore du vide...

Et de plus en plus nombreux sont les Américains à s'en apercevoir, peu enclins à écouter la dictature des médias qui voudraient leur imposer leur chouchou.

Leur vote leur appartient, et c'est bien la raison pour laquelle Obama va perdre cette élection, et cela sera une lourde défaite...

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