Deux poids, deux mesures...

Publié le par french puma

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Depuis des semaines, les médias américains se jettent sur Sarah Palin comme des chiens de chasse sur une proie.

 Dès que John McCain l’a choisie pour colisitière, les médias ont commencé à enquêter. A enquêter sur elle, sur son passé, sa famille, son mari, ses filles, son bébé, etc…

Depuis le début, ils font tout pour réussir à trouver n’importe quoi susceptible d'être utilisé contre elle.

Ils veulent absolument trouver quelque chose, et peu importe de quoi il s'agit.
Que la boue l’éclabousse, elle, personnellement, ou l’un des membres de sa famille, peu importe. C’est de la boue qu’ils cherchent.

Ils ont donc déjà fait plusieurs tentatives : de son opposition à l’avortement qui l’a conduite à garder un bébé qui, elle le savait, ne serait pas comme les autres, à la grossesse de sa fille.

Mais, malheureusement pour eux, ils n’ont pas réussi, malgré cela, à la faire chuter dans les sondages.

Alors, ils ont essayé autre chose, et cela a commencé à marcher : ils l’ont présentée comme une « machine à gaffes. »

Mais, elle s’en est bien sortie lors du débat vice-présidentiel, alors ils ont été déçus.

Alors, ils ont essayé autre chose. Ils ont continué à chercher…

 

Et finalement, ils ont trouvé quelque chose.

Et ils ont appelé cela le « Troopergate »...

Selon un rapport de 263 pages remis par le Conseil législatif de l’Alaska vendredi, après six heures d’audition à huis clos, l’enquêteur Steve Branchflower a indiqué que Sarah Palin était coupable de violations des règles éthiques de l’Etat, car elle avait « commis un abus de pouvoir » en faisant pression sur des agents de l’Etat pour licencier un policier.

Le chef de la sécurité publique de l’Alaska, Walt Monegan, qui avait été licencié le 11 juillet, affirme l’avoir été pour avoir refusé de limoger un agent de police, Michael Wooten, l’ex-beau-frère de Sarah Palin (dont le divorce avec la sœur de celle-ci ne s’est pas bien passé).

Selon le rapport, Sarah Palin aurait laissé son mari Todd utiliser le bureau du gouverneur de l’Alaska, et ses ressources pour « faire pression sur ses subordonnés. »


Donc, désormais, les médias sont contents.

Et ils ont trouvé l’excuse pour avoir remué toute cette boue : « Le public a le droit de savoir. »



Mais alors, la même remarque devrait s’appliquer à Obama. Le public n’a-t-il pas le droit de savoir ?

Pourquoi les médias, dans ce cas, n’ont-ils montré aucun intérêt au passé de Obama, à ses relations avec des gens louches, à ses liens avec l’organisation ACORN, et à sa responsabilité dans la crise financière actuelle ?


Ce « deux poids, deux mesures » permanent, qui est la règle depuis les primaires, et qui a déjà sévi en défaveur de Hillary Clinton, est une véritable honte.


Les Etats-Unis ont une tradition de journalisme d’investigation qui a servi de modèle au reste du monde depuis des années.


Mais aujourd’hui, ce journalisme d’investigation refuse d’enquêter sur un homme qui va peut-être devenir l’homme le plus puissant du monde, simplement parce qu’il est le chouchou des médias.

Alors, ce « deux poids, deux mesures » va-t-il cesser avant qu’il ne soit trop tard ?

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FrenchNail 14/10/2008 01:02

"Troopergate" c'est surtout a voir dans le contexte de la composition de la commission statuant en premiere etape sur l'affaire. Une majorite de supporters Obama. Ils le declarent, ne s'en cachent pas et donc le verdict de cette commission est plus que louche. Il est aussi a rappeler que le bof en question est un veritacle c....rd. Son comportement dans la conduite de ses fonctions est honteuse : conduite en etat d'ivresse pendant le travail et utilisation d'un taser sur un gamin de 10 ans, entre autres. Qu'il se fasse virer coule de source. Mais il est encore au boulot. En tant que gouverneur et meme si sa connaissance de ce dossier particulier etait personnelle, Palin etait tout a fait justifiee de demander son renvoi et de renvoyer le superieur qui le protegeait et refusait d'obtemperer.