Agent provocateur ?

Publié le par French Nail

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L’enregistrement de la FAMEUSE CONVERSATION va bientôt être rendu public.

 

L’enregistrement où l’on entend Michelle Obama admettre à plusieurs reprises que son mari a en effet été adopté par son beau-père indonésien. Où elle voit le monde en termes de races. Où elle dit que Jerome Corsi, l’auteur de Obama Nation (meilleures ventes aux US depuis des mois) est le diable. (Je frémis à l’idée de ce qu’elle pense de ses lecteurs).  Et où elle tente de convaincre un petit blogger d’écrire un post flattant son mari en contrepartie d’une invitation à la Maison Blanche.  L’enregistrement où la peut-être future première dame des Etats-Unis fait son affaire en moins de 10 minutes à la Constitution américaine, la liberté d’expression, l’esprit critique et au rêve américain d’égalité pour tous, le tout avec une pincée de chasse aux sorcières pour bonne mesure.

 

L’enregistrement désastre qui pourrait bien renverser la vapeur de l’élection présidentielle américaine, juste à son arrivée en gare.

 

Au-delà de son contenu, dont les extraits se répandent sur l’internet comme une trainée de poudre depuis quelques jours, il est bon de considérer cet enregistrement dans sa perspective de campagne politique. S’agit-il bien de Michelle ?  Et, surtout, est-il si important qu’il s’agisse bien de Michelle ?

 

 

Je ne pense pas que la sincérité de l’histoire de l’éditeur de l’API soit à mettre en doute.  Korir est un réfugié kenyan qui a demandé et obtenu l’asile politique aux Pays-Bas et qui travaille maintenant pour les services d’immigration néerlandais.   

 

 

D’un côté, Korir a toutes les raisons du monde de ne pas aimer Obama. Comme l’a exposé French Puma dans son post d’avant-hier (http://hillary.meilleur.choix.qu-obama.over-blog.com/article-23872429.html), Obama est un fervent supporter d’Odinga.  Il a fait campagne pour lui au Kenya et a versé plus d’un millions de dollars dans son fonds de campagne en 2007.

 

 Mais d’un autre cote, Korir a tout a perdre en mentant. Son statut de refugié, son travail dans l’administration néerlandaise et même sa vie, s’il était renvoyé au Kenya.

 

Mais alors, si l’on assume l’authenticité de l’enregistrement, la question devient : Est-ce que c’est bien Michelle qui parle ?

 

 


Les mots employés lui ressemblent. Ce ton d’intimidation et de supériorité lui vont comme un gant. C’est exactement ce à quoi l’on s’attend venant d’elle. La cadence des phrases semble appropriée à son style de parole et les mots choisis sont définitivement révélateurs d’études de droit (Michelle est avocat mais ne pratique plus).  La manière dont elle dance autour de la question de l’adoption et de la citoyenneté est typique d’un avocat chevronné.

 

Mais pourquoi une femme mariée à un candidat plongé jusqu’au cou dans le combat électoral le plus important de sa vie, prendrait-elle le temps d’appeler un petit blogger aux Pays-Bas et de se comporter d’une manière aussi légère ?

 

A l’inverse, pourquoi une femme si certaine de l’inévitabilité de la victoire de son mari qu’elle en est déjà à redécorer la Maison Blanche, ne se laisserait-elle pas aller à intimider qui se trouve sur son passage et à la ramener, surtout dans le contexte d’un petit blogger sans importance. N’y a-t-il pas des petits plaisirs qui ne doivent pas se refuser ?

 

Donc l’histoire est plausible.

 

Et l’échéance arrivant à grands pas, c’est tout ce qui compte. Même si le camp Obama réagit en alignant tout un bataillon d’experts prêts à jurer sur la tête de leurs enfants qu’il ne s’agit pas en réalité de Michelle, c’est trop tard, l’enregistrement est déjà de notoriété publique.

 

Ce que pendant des années Obama a réussi à étouffer, à savoir l’incertitude planant sur la nature de sa citoyenneté américaine, se propage maintenant sur internet à vitesse supersonique, et comme les grandes chaines de télévision se préparent à diffuser l’enregistrement, des millions de personnes ordinaires vont être elle aussi mises au parfum.

 

 

Et le fond de l’histoire, c’est que les Américains ne sont pas du tout cléments envers ceux qui se font prendre la main dans le sac en train de tourner les termes de leur Constitution et de porter atteinte à leurs droits constitutionnels.

 

Donc comme on dit : Echec et mat.

 

Ou comme les Républicains diraient : On y est pour rien nous dans toute cette histoire. On n’a rien fait, nous…


ARTICLE REDIGE PAR : FRENCH NAIL

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